3. Gestion de la fertilisation des pelouses
Personnellement, je préconise le principe de « tester le sol et de le fertiliser selon les besoins » pourfertilisation de la pelouseLa croissance des plantes est indissociable des trois éléments que sont l'azote, le phosphore et le potassium, mais elle nécessite également l'apport d'oligo-éléments tels que le calcium, le magnésium, le fer et le zinc. Je désapprouve fortement les méthodes de fertilisation utilisées sur certains terrains de golf. Lors de mon premier emploi sur un terrain de golf, j'ai rencontré un responsable de l'entretien des terrains qui fertilisait abondamment la pelouse tous les 15 jours, de sa plantation jusqu'à sa pleine maturité. Or, comme la pelouse devait être entretenue rapidement, cette méthode de fertilisation était également appliquée lors de la phase d'entretien courant et pendant la période de croissance rapide. Résultat : sous la chaleur de juillet et d'août, des maladies se sont déclarées en grand nombre sur la pelouse, perturbant le bon fonctionnement du terrain de golf. L'année suivante, des problèmes d'entretien survenus durant cette période ont entraîné une fertilisation et un arrosage intensifs, tandis que des maladies généralisées ont nécessité des traitements phytosanitaires fréquents. La pelouse est ainsi restée humide en surface pendant une longue période, le système racinaire étant superficiel. La résistance aux maladies et la capacité de la pelouse à supporter le stress sont faibles, ce qui a engendré un cercle vicieux. Non seulement les coûts d'entretien (pesticides, engrais, arrosage automatique, main-d'œuvre) augmentent, mais le fonctionnement du terrain de golf s'en trouve également affecté.
Des analyses de sol étant réalisées chaque année sur différentes zones du parcours de golf (greens, départs, fairways), le plan de fertilisation de la deuxième année est élaboré en fonction des résultats de ces analyses, complétés par ceux des analyses effectuées sur les plantes du gazon. À partir des données relatives aux différents éléments nutritifs présents dans le sol, un budget détaillé est établi pour la fertilisation, et l'engrais approprié est acheté.
Les besoins nutritionnels varient selon les variétés de gazon. Par exemple, le paspalum des sables et le gazon aigle ont des besoins différents en engrais azoté. Un apport excessif d'engrais azoté, adapté au gazon aigle, sur du paspalum des sables peut entraîner l'apparition de maladies chez ce dernier.
« Tester le sol et appliquer de l’engrais au besoin » permet non seulement de réduire les coûts d’entretien liés à la fertilisation du terrain de golf, mais aussi de favoriser une croissance plus saine de la pelouse.

4. Principes de prévention des ravageurs et des maladies
De nombreux professionnels de l'entretien des pelouses savent que la prévention des maladies et des ravageurs repose sur le principe de « la prévention d'abord, la prévention d'abord », mais leur interprétation de cette idée varie. Personnellement, je pense que la prévention des maladies et des ravageurs ne se limite pas à l'utilisation de produits chimiques (qui peuvent être utilisés lors d'entretiens spécifiques). La prévention, pour un responsable d'entretien des pelouses, consiste plutôt à améliorer la santé du gazon, à cultiver des plantes vigoureuses et saines, à renforcer sa résistance aux maladies et, surtout, à améliorer sa résistance aux agressions extérieures. C'est ainsi que s'inscrit le cercle vertueux de l'entretien des pelouses.
Chaque plante possède ses propres besoins écologiques. Par exemple, certaines apprécient le plein soleil, un sol bien drainé et tolèrent l'excès d'eau. Si vous la plantez dans un endroit humide et constamment arrosé, la Daluo Jinxian ne se développera pas correctement. Entretenir une pelouse, c'est un peu comme « parler à une amoureuse » : il faut comprendre ses besoins et lui offrir un environnement de croissance adapté. Avec une gestion raisonnée de l'eau et des engrais, l'entretien d'une pelouse est simple.
Par exemple, la mousse a endommagé les greens de nombreux terrains de golf. Les responsables de l'entretien des terrains de nombreux parcours constatent que…terrains de golfL'utilisation de méthodes de contrôle chimique, telles que le mélange et l'épandage d'enzymes anti-mousse et de sable, ou le grattage, combinée au sablage et à d'autres agents chimiques, est préconisée par de nombreux experts en pelouses sur Internet. Il convient de noter que ces méthodes traitent essentiellement les symptômes plutôt que la cause profonde. Lorsque je travaillais sur un terrain de golf le long de la côte du Zhejiang, la méthode de contrôle basée sur l'écologie végétale, préconisée par notre consultant étranger en pelouses, a donné d'excellents résultats. La mousse se développe de préférence dans un environnement riche en eau et pauvre en lumière. Nous sommes partis de ce constat et avons modifié son environnement de croissance. Nous avons contrôlé l'arrosage, effectué des forages, ajouté des amendements au sol, épandu du sable et optimisé la ventilation autour de la pelouse. Ces méthodes de contrôle physique, telles que les modifications apportées à l'environnement, ont donné de bons résultats. L'impact de la mousse sur la pelouse est désormais quasi négligeable. Cette approche permet non seulement de réduire les coûts, mais aussi de préserver l'environnement du stade.
De même, pour la prévention et le contrôle des autres maladies du gazon, il suffit de comprendre les conditions propices à leur apparition, d'appliquer des mesures d'entretien ciblées à différentes périodes pour améliorer l'environnement de croissance, favoriser des plantes robustes et saines, limiter les risques de maladies et réduire progressivement les coûts d'entretien. C'est à portée de main.
Date de publication : 11 mars 2024